Le Cigref est le Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises.
Il regroupe plus de cent très grandes entreprises et organismes français et européens de tous les secteurs d'activité (banque, assurance, energie, distribution, industrie, services...). Le Cigref est une association indépendante à but non lucratif. La finalité du Cigref est de promouvoir le bon usage des systèmes d'information comme facteur de compétitivité et de création de valeur pour l'entreprise.
Bien accueilli au Cigref, le PCIE a fait l'objet de plusieurs présentations et a suscité l'intérêt de nombre de DSI des grandes entreprises françaises.
1. Inclure dans les cursus des formations qui permettent l’efficacité au sein d’une entreprise
Souvent, aujourd’hui, lorsqu’un étudiant arrive dans une entreprise, surtout s’il vient de l’université, celui-ci n’est pas immédiatement opérationnel. Il lui faut donc a priori apprendre le fonctionnement d’une entreprise, les relations de travail, les outils informatiques et les méthodes de travail pas suffisamment pratiquées à l’université mais qui sont pourtant courantes dans l’entreprise. Il est donc indispensable d’apprendre, et ce dès le plus jeune âge, à utiliser les outils informatiques, à travailler en équipe, à présenter ses idées à l’oral aussi bien qu’à l’écrit…
Ainsi, l’intégration, par exemple, du PCIE (Passeport de Compétences Informatiques Européen) dans les cursus de formation continue permettra d’une part, aux étudiants de mieux valoriser leurs compétences sur le marché du travail, et d’autre part, aux recruteurs, de gagner en productivité. La maîtrise des compétences techniques liées aux outils bureaucratiques est devenue, en effet, l’un des critères principaux d’embauche chez les recruteurs, selon une étude réalisée par l’Institut de sondage Ipsos.
Par ailleurs, l’expansion du modèle de la Junior Entreprise (JE) serait une mesure efficace. La JE est une entreprise ou une association étudiante qui propose des services aux entreprises mettant en oeuvre le savoir-faire de l’école ou de l’université dans laquelle elle est implantée. Or, sur une centaine de JE, un très faible pourcentage concerne les universités (moins de 10%, alors que les étudiants en université sont trois fois plus nombreux que ceux des écoles). L’université doit donc encourager ce type d’initiatives pour favoriser l’adaptabilité de ses étudiants.
2. Assurer une formation poussée en management au sein des études d’ingénieurs et des cursus qui mènent à la recherche, afin de favoriser l’entrepreneuriat
Il apparaît que les études d’ingénieurs sont encore trop déconnectées de l’entreprise. En effet, les études d’ingénieurs ne poussent pas suffisamment les étudiants à entreprendre, une fois leurs études terminées. Cette donne peut être modifiée aisément. Il suffit de faire entrer le monde de l’entreprise dans les études d’ingénieurs. Cela passe notamment par la participation de représentants
du monde de l’entreprise à diverses décisions de l’enseignement (élaboration des cursus pédagogiques, jurys d’admission et d’évaluation). Il faut aussi favoriser les mécanismes d’aide à l’entrepreneuriat dans l’enseignement : concours de création d’entreprise, accompagnement, réseau d’investisseurs providentiels, etc.
Le MEDEF nous a fait l'honneur de nous inviter à la grande journée sur le thème "Compétences" organisée à la salle Wagram le 15 novembre 2002.
A cette occasion, Mr Jean-Pierre Corniou, Président du CIGREF, a reçu des mains de Jean-Claude Syre, Directeur d'Euro-Aptitudes, l'opérateur PCIE en France, le Trophée de la deux-millionnième carte d'aptitudes. Interviewé par le journaliste Jacques Hébert lors de la session "Quels changements sont induits par la démarche compétences auprès des Salariés", Jean-Pierre Corniou a déclaré son intérêt pour le PCIE.
"Il ne sert à rien de dépenser (supprimé) millions d'euros par an en informatique si les collaborateurs de base ne se sentent pas confortables, à l'aise, avec les outils qu'on a mis à leur disposition. Et, en tant que patron des SI de cette entreprise, je n'ai pas seulement la responsabilité des coûts, mais aussi la responsabilité des gains. Donc, pour parvenir à faire en sorte que nos investissements, dans ces domaines, qui sont tout à fait essentiels dans les processus critiques de l'entreprise, soient valorisés par les collaborateurs à tous les niveaux, il faut leur donner les formations de base qui les rendent efficaces. Pour cela le PCIE est un outil simple, efficace, pas traumatisant, pour les collaborateurs, on passe les tests à son rythme, on se sent à l'aise, et quand on a un vrai problème de compétences, on peut entrer dans une formation de remédiation avec beaucoup plus d'efficacité que si on arrose tout le monde. Avec le PCIE on est beaucoup plus à l'aise. J'incite vraiment toutes les entreprises à se sensibiliser à l'efficacité extraordinaire de cet outil que je salue, peu coûteux il faut le souligner, et qui permet de donner à la politique de compétences informatiques de l'entreprise un visage humain."